Les spéculations sur un éventuel désengagement de France Telecom du capital de sa filiale mobile belge Mobistar vont bon train. Dans une interview au quotidien flamand De Tijd, fin de semaine dernière, un spécialiste du dossier confiait que "l'option du statu quo était la moins probable". A ce jour France Telecom dément toujours avoir pris une décision su ce dossier. Deux options seraient possible. La première concernerait une montée en puissance de l'opérateur français au sein de sa filiale belge contrôlée actuellement à 50,2% (les estimations actuelles évaluent cette prise de contrôle à 100% à environ 2,2 milliards d'euros). Le second scénario serait celui d'une cession pure et simple. Or, cette dernière possibilité semble avoir la faveur d'un certain nombre d'acteurs considérant le profil actuel de Mobistar qui n'a pas su prendre assez rapidement le train de la convergence.
Malgré d'indéniables succès ces dernières années sur le marché, notamment sur le segment professionnel, Mobistar, reste encore trop centré sur le seul marché mobile dans un contexte d'accélération des offres convergentes (notamment via-à-vis de son principal concurrent Belgacom). Ce découplage avec la stratégie de la maison-mère va donc inévitablement se poser à terme. Si une cession devait être à l'ordre du jour, tous les regards se portent déjà sur le Cablo-opérateur flamand Telenet qui pourrait ainsi utilement compléter son offre intégrées de services. Toutefois, sauf à considérer une opération plus stratégique, le ticket d'entrée, dans l'hypothèse d'un rachat, serait alors très élevé, voire hors de portée pour Telenet qui pourrait alors s'en tenir à une stratégie de type MVNO. Les récents mouvements de consolidation du marché européen des communications mobiles laissent également entrevoir d'autres candidatures possibles, parmi lesquelles l'allemand T-Mobile (lequel vient précisément d'emporter la mise auprès de France telecom pour la cession du réseau Orange aux Pays-Bas) ou encore l'espagnol Telefonica. Enfin, l'option KPN serait plus complexe à mettre en oeuvre du fait même du contrôle par l'opérateur néerlandais de sa filiale BASE. Cette dernière option impliquerait une redistribution plus complète des cartes sur le marché belge de la téléphonie mobile pour d'évidentes raisons de concurrence.






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